Droits des femmes : « Moins de moyens, c'est moins de personnes pour secourir les femmes en danger » – Elle.fr



Coup de bambou : l’enveloppe 2018 pour les droits des femmes sera amputée de 25 % alors qu’elle ne représente déjà que 0,006 % du budget de l’État. Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’égalité femmes-hommes, a d’abord crié à la « fake news », avant d’admettre qu’il y aura une « baisse réelle » répercutée sur les frais de fonctionnement, tout en affirmant que « les subventions vers les associations ne baisseront pas ». Un discours loin de rassurer ces dernières, qui ont organisé une campagne pour interpeller le Président. Car les conséquences sont réelles.

« Les campagnes de sensibilisation exigent un budget. »

« Le couperet peut vite tomber. Nous n’avons toujours pas touché nos crédits de 2017 et notre trésorerie ne nous permet de tenir que jusqu’à septembre », affirme Marilyn Baldeck, déléguée générale de l’ AVFT (Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail). « Moins de moyens, c’est moins de personnes pour décrocher le téléphone et secourir les femmes en situation de danger. Les campagnes de sensibilisation exigent un budget », ajoute Fatima Benomar, des Effrontées. Pour Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol, cette cure d’austérité est aberrante : « Un seul agent de l’État s’occupe des droits des femmes par département, on voit à quel point c’est la misère ! Si on diminue les moyens, il y aura un département sur deux ou sur cinq sans délégué départemental. » A Marlène Schiappa de résoudre l’équation…

Cet article a été publié dans le magazine ELLE du 28 juillet 2017. Abonnez-vous ici.

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