Levothyrox : vers un retour de l’ancienne formule ? – Elle.fr



Les nombreuses utilisatrices du Levothyrox auraient-elles été entendues ? Ce vendredi matin, une annonce ne laisse personne de marbre. « J’ai demandé à l’agence de sécurité des médicaments ( ANSM) qu’elle fasse en sorte que l’ancien Levothyrox soit accessible de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre et il sera disponible dans 15 jours », a annoncé Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, sur France Inter. Depuis la fin du mois d’août, la polémique enfle autour de la nouvelle formule du Levothyrox. Effets secondaires épouvantables, fatigue extrême ou idées noires : vous avez été extrêmement nombreuses à nous écrire pour nous raconter comment votre quotidien est parfois devenu un calvaire. Le 5 septembre dernier, l’actrice Annie Duperey avait également fait part de sa colère dans une lettre envoyée à la ministre de la Santé. Et jeudi soir, elle l’interpellait à nouveau au micro de RTL, dénonçant un « scandale sanitaire ». « Le ministère de la Santé couvre quelque chose », s’exclamait-elle alors.

 Annie Duperey ne lâche rien

 
Ce matin, Agnès Buzyn a tenté d’apaiser la situation, après avoir rencontré des associations de patients ces dernières semaines. « Ce que disaient les médecins c’est que la majorité des effets secondaires était liée au fait que ce médicament déstabilisait l’équilibre hormonal des gens et que donc il suffisait de trouver la bonne dose, mais de fait, il y a des patients qui malgré un bon dosage continuent d’avoir des effets secondaires et ces patients, nous les entendons », a-t-elle concédé. Bémol toutefois : le retour à l’ancienne formule sera temporaire.

 

« Des alternatives qui permettront aux patients de pouvoir choisir le médicament qui leur convient le mieux »

« Et dans un mois, nous aurons des alternatives, c’est-à-dire d’autres marques, d’autres médicaments, qui permettront progressivement aux patients de pouvoir choisir le médicament qui leur convient le mieux », a poursuivi la ministre de la Santé. Sur Twitter, elle rappelle également que « que tout changement de traitement doit se faire avec l’aide et l’accompagnement d’un médecin ». C’est ce que nous disait également Valérie Foussier, endocrinologue à l’hôpital d’Anthony, avec qui nous avons fait le point il y a deux jours.
 
>> Levothyrox : le point avec une endocrinologue >>
 
Agnès Buzyn souhaite également lancer « prochainement une mission de travail sur les moyens d’une meilleure info des patients sur la vie des médicaments ». Essentiel en effet quand on sait que les patientes n’ont pas été assez informées, comme l’a reconnu l’Agence du médicament. Cette dernière va d’ailleurs devoir « rendre publiques les études de bioéquivalence qu’elle a menées sur la nouvelle formule. »

50 plaintes déposées jeudi

 
Jeudi, ce sont cinquante nouvelles plaintes contre X qui ont été déposées pour quatre motifs : « non-assistance à personne en danger, mise en danger de la vie d’autrui, atteinte à l’intégrité de la personne et tromperie sur les qualités substantielles du médicament aggravée par une atteinte à la santé ». Ce ne sont pas les premières : plus d’une dizaine de plaintes ont déjà été déposées la semaine dernière. Hors de question pour les patientes de taire leur colère.

 

ELLE



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