Vaccins : ce qui va changer – Elle.fr


Huit vaccins supplémentaires devraient être obligatoires dès janvier 2018. Explications.

Lesquels seront obligatoires ?

Si le texte de loi proposé par la ministre de la Santé est voté avant la fin de l’année, huit vaccins s’ajouteront aux trois actuellement obligatoires contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (DTP). Ceux contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l’hépatite B, etc. n’étaient jusqu’à présent que recommandés.

Combien d’injections ?

Grâce aux vaccins combinés, cela en représente dix, rappels compris, avant l’âge de 2 ans. Au moins 70 % des enfants reçoivent déjà ces dix injections et 80 % d’entre eux au moins huit. Mais le nombre de parents qui doutent de leur nécessité et de leur innocuité augmente. En les rendant obligatoires, le gouvernement affirme sa confiance totale dans des produits « utilisés depuis des décennies » dont les effets secondaires ne sont « pas comparables aux risques mortels de ces maladies ».

Vers une clause d’exemption ?

Le gouvernement étudie la possibilité de donner aux parents farouchement opposés à la vaccination la possibilité de demander une exemption. Un problème constitutionnel : comment imposer à tous au nom de la santé publique et autoriser certains à s’y soustraire ? Un groupe de juristes donnera son avis en fin d’année.

Quelles sanctions pour les parents ?

Le refus de se soumettre aux obligations de vaccination est sanctionné, selon le Code de la santé publique, jusqu’à six mois de prison et 3 750 euros d’amende. Une pénalité peu appliquée. « Je préfère être dans la pédagogie », confirme la ministre. Reste l’interdiction d’entrer en collectivité : les crèches et maternelles demandent des preuves de la vaccination.

Cet article a été publié dans le magazine ELLE du 14 juillet 2017.  Abonnez-vous ici.

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