Affaire Grégory : la tragique issue du juge Lambert – Elle.fr



Un nouveau drame. Mardi, c’est Jean-Michel Lambert, le premier juge d’instruction à avoir planché sur l’affaire Grégory qui a été retrouvé mort à son domicile, à son bureau, un sac plastique noué sur la tête à l’aide d’un foulard. Même si l’hypothèse du suicide est privilégiée, le SRPJ d’Angers est chargé d’établir les circonstances exactes de son décès, rapporte « Le Parisien ». Cet homme âgé de 65 ans et père de trois enfants avait publié deux ans après l’assassinat du petit Grégory un livre intitulé « Le Petit Juge », surnom dont l’avait à l’époque affublé les médias. Jean-Michel Lambert avait 32 ans quand le corps de Grégory a été découvert ligoté dans la Vologne. Sa conduite des investigations avait été fortement critiquée à l’époque. « Je n’étais pas trop jeune, mais débordé. J’avais des centaines de dossiers à traiter. Au début, je n’ai pas pu accorder toute l’attention qu’elle méritait à cette affaire », expliquait-il à l’AFP en 2014. Dessaisi de l’affaire en 1986, il avait poursuivi sa carrière loin des Vosges, l’ombre du drame planant toujours au-dessus de sa tête. « C’est une affaire qui m’a accompagné tout au long de ma carrière et de ma vie », confiait-il toujours la même année à BFMTV, expliquant y penser avec « révolte ».

« Une perte essentielle pour la recherche de la vérité »

Ces dernières semaines, de nombreux rebondissement ont relancé l’affaire Grégory. Ainsi, Murielle Bolle, le « témoin clé » actuellement soupçonnée d’enlèvement et écrouée a entamé une grève de la faim en prison pour « dire son innocence ». Affaiblie, elle a annoncé mardi recommencer à s’alimenter et se préparer à « travailler » avec son avocat. Ce dernier, Me Jean-Paul Tessonnière, a réagi à la disparition du juge Lambert, évoquant une « tragédie » et « une perte essentielle pour la recherche de la vérité ». Il aurait eu « le projet de le citer comme témoin » pour disculper sa cliente, a-t-il confié devant les caméras de BFMTV. « Je suis catastrophé, c’est infiniment triste », a confié quant à lui l’avocat des parents de Grégory Villemin, Me Thierry Moser. « Je garderai de lui le souvenir d’un homme qui a été confronté à un dossier difficile, qu’il n’a pas su maîtriser et qui a été pris dans un vertige irrépressible. »

ELLE



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