Affaire Grégory – « Murielle ne peut plus mentir » : le témoignage accablant de son cousin – Elle.fr



Elle reste en prison. Murielle Bolle, mise en examen pour « enlèvement suivi de mort » jeudi, était entendue ce mardi par  la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon. Il a été décidé qu’elle restait en détention. L’occasion pour la justice de tirer enfin au clair l’affaire Grégory ? Il y a 32 ans, Murielle, alors adolescente de quinze ans, avait raconté aux gendarmes, puis au juge Lambert, que Bernard Laroche avait enlevé un enfant avant de le déposer « chez un ami ». Le lendemain, elle s’était brusquement rétractée. Le 17 juin dernier, un de ses cousins germains, 54 ans, aurait téléphoné aux enquêteurs pour raconter les pressions que l’entourage de Murielle Bolle lui aurait fait subir pour la contraindre au silence. 32 ans après les faits, ce nouveau témoignage a fait l’effet d’une bombe.
 

« Je veux dire que Murielle a été frappée par plusieurs personnes, elle a pris une sacrée volée. »

Joint en exclusivité par « Le Parisien », cet homme, qui a tenu à préserver son anonymat, confirme : «C’est moi qui ai pris contact avec la gendarmerie, j’en assume entièrement la responsabilité. Ce que j’ai déclaré ne m’a pas été volé de la bouche, pas extorqué. » Son déclic pour parler ? « Il y a eu un élément déclencheur, c’est l’interpellation des époux Jacob, le 14 juin. Voilà le déclic. Tout s’est remis en place dans ma tête. Je me suis dit, Murielle ne peut plus mentir. Murielle qui m’avait confié une chose trente-deux ans en arrière, chose que j’ai toujours eue dans la tête ». Le cousin de Murielle Bolle affirme au quotidien qu’il aurait assisté à la scène : « Je peux vous dire que Murielle s’est fait démonter, je veux dire qu’elle a été frappée par plusieurs personnes, elle a pris une sacrée volée. Ca m’attriste encore aujourd’hui. Parfois, je me dis que j’aurais peut- être pu intervenir. Mais j’avais à peine plus de 20 ans… »

« Je l’aime très fort, je pense à elle, on pense à elle avec le gamin. »

Un témoignage qui a relancé l’enquête et contribué à la mise en examen de Murielle Bolle pour « enlèvement »,  le 29 juin dernier. Cette femme, qui a fêté ses 48 ans il y a deux semaines, n’a jamais quitté la vallée de la Vologne. Et y a construit sa vie. « Je suis dans un état de grande tristesse, ça me touche, ça touche plein de personnes ici. On ne comprend pas », confiait son compagnon la semaine dernière au « Parisien ».  « Je l’aime très fort, je pense à elle, on pense à elle avec le gamin. J’espère qu’elle va être libre et qu’elle va regagner son foyer », poursuivait-il avant de conclure : « Je pense qu’elle est innocente. » Affaire à suivre.

ELLE



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