Courageux, Julien Doré chante un hymne anti-corrida dans les Arènes de Nîmes – Elle.fr



Jeudi soir, Julien Doré a divisé son public en entonnant une chanson qui s’oppose ouvertement à la corrida dans les Arènes de Nîmes.

Un artiste engagé. Devant une foule de 10 000 personnes réunie dans les Arènes de Nîmes, jeudi soir, Julien Doré a entamé sans vaciller la chanson « La Corrida » de Francis Cabrel. L’hymne s’oppose ouvertement à la tauromachie et n’a pas manqué de diviser le public du chanteur. En effet, dès les premières notes de la célèbre chanson, des sifflements de désapprobation se sont fait entendre. Cependant, Julien Doré, imperturbable, a poursuivi jusqu’au bout. Loin de chercher à provoquer gratuitement son audience, l’artiste était simplement désireux de faire passer un message qu’il juge important.

Le choix du lieu n’avait rien d’un hasard. Si Julien Doré a décidé de prouver son attachement à la cause animale dans les Arènes de Nîmes c’est tout d’abord parce que cet ancien amphithéâtre romain est encore aujourd’hui, régulièrement utilisé pour de sanglants spectacles de corrida, mais aussi car c’est une ville chère au cœur de l’artiste, né à quelques kilomètres seulement dans la ville d’Alès.

Julien Doré ne s’est d’ailleurs jamais caché de son engagement pour la cause animale. Non seulement le trentenaire est un végétarien convaincu et un activiste, mais il est également un ami proche de la star américaine, Pamela Anderson, connue pour son militantisme vegan. La belle blonde avait fait une apparition remarquée dans son clip « Le Lac ». Déjà en 2013, dans une interview accordée au magazine « Les Inrocks », Julien Doré avait confié : « Le rapport aux animaux prend de l’importance dans ma vie. Je suis devenu végétarien. Je me perçois de plus en plus comme un animal, déterminé par son cerveau reptilien, agissant à l’instinct, qui fuit quand il a peur. Peu importe ce à quoi on croit, on est tous des animaux. Et la plupart des animaux qu’on mange ont les mêmes capacités cognitives que nous : la souffrance, la mémoire… L’industrialisation de la mort animale me choque ». Une prise de position formelle. 

ELLE



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