Des filles comme « dessert » pour les hommes d’affaires : le tabou enfin levé – Elle.fr



C’est un tabou qui vient d’être levé. En Thaïlande, depuis plusieurs semaines, les journaux consacrent leurs unes à cette tradition. Jusque-là passée sous silence, les langues se délient enfin aujourd’hui, comme le rapporte « Courrier International ». Lorsque des hauts fonctionnaires se rendent dans la région de Mae Hong Son, à la frontière avec la Birmanie, ils sont accueillis de manière plutôt étonnante. « Lorsque des groupes de hauts fonctionnaires viennent pour des séminaires ou des voyages d’affaire, la coutume est de les accueillir avec de la nourriture, puis de déballer des tapis, ce qui signifie leur fournir des filles », explique ainsi à l’AFP Boonyarit Nipavanit, un fonctionnaire de la région. Ce dernier ajoute qu’il s’agit d’une « tradition répandue depuis bien longtemps » et que les filles sont appelées des « desserts », précise « Courrier International ».
 

« Cette culture ne considère pas les filles comme des êtres humains mais comme des biens. »

Depuis avril, une enquête a été ouverte. La mère d’une jeune fille contrainte d’être « un dessert » a jeté un pavé dans la mare en révélant que les policiers locaux fermaient les yeux sur leur consommation de drogue si elles se rendaient à ces soirées. Du chantage, ni plus, ni moins. Et de la prostitution forcée. Difficile dans ces conditions pour les jeunes femmes de dénoncer ces pratiques choquantes. Interviewée par « Courrier International », Lakkana Punwichai, une éditorialiste thaïlandaise, rappelle que « cette culture ne considère pas les filles comme des êtres humains mais comme des biens ». Edifiant.  
 
 

ELLE



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