« La Promesse de l’Aube » : pourquoi on vous conseille de voir l’adaptation du chef d’oeuvre de Romain Gary  – Elle.fr


Quelques mois après « Pris de Court », Éric Barbier change de registre et s’attaque à la célèbre autobiographie de Romain Gary, sortie en 1960. On court voir ce magnifique film qui ne vous laissera pas de marbre.

Parce que l’amour mère-fils y est magnifié

« Il sera ambassadeur, général, écrivain ! » scande tout fort la mère du jeune Romain Gary, à ses voisins qui se moquent de cette pauvre femme. Entre honte et envie de rendre fière cette mère aimante mais étouffante, le futur écrivain est « résolu à faire tout ce qu’elle attendait de (lui) ». Sur plusieurs années, Charlotte Gainsbourg—qui crève l’écran— incarne cette mère passionnée qui se sacrifiera toute sa vie pour donner sa chance à son fils, mais en lui dictant constamment sa conduite. Derrière Romain Gary (incarné par l’excellent Pierre Niney), il y a toujours eu cette femme. Une histoire touchante et complexe, portée par un beau duo.

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Parce qu’adapter ce roman était un défi

Certes, « La Promesse de l’Aube », le célèbre livre autobiographique de Romain Gary, avait déjà bénéficié d’une adaptation cinématographique par Jules Dassin, en 1971. Ce film, quelque peu vieillot aujourd’hui, avait besoin d’être dépoussiéré pour rendre pleinement compte du chef d’oeuvre de l’écrivain. Éric Barbier réussit là où son prédécesseur a échoué. Même si elle est excentrique et roublarde (couturière, elle colle des griffes Paul Poiret sur des robes pour les vendre plus chères !), jamais il ne caricature la mère. Au contraire, il  en fait un mur porteur, qui sauve son fils à plusieurs reprises d’une mort certaine. Castratrice mais salvatrice, c’est là toute l’essence du personnage, que le cinéaste met habilement en avant.

Parce qu’il rappelle les grandes sagas de l’époque

On n’en voit plus beaucoup dans le cinéma français, de ces épopées à gros budgets façon « Le Hussard sur le Toit » (1995) et « La Reine Margot » (1994). « La Promesse de l’Aube » renoue avec le genre, avec un tournage dans cinq pays différents (Pologne, Mexique, désert africain, Grande-Bretagne, France, entre Paris et Nice). Résultat : se mêlent aux scènes intimes entre la mère et le fils, des séquences à grand spectacle, comme lorsque Romain Gary, soldat lors de la Seconde Guerre mondiale, pilote un avion touché par les tirs allemands… Une fresque réussie qui conclut cette année cinématographique en beauté !

ELLE



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