Les six jobs que vous ne connaissez pas encore mais qui vont recruter demain – Elle.fr



Chief freelance officer

Pour qui ? Celles et ceux qui savent négocier et convaincre les nouveaux talents.

C’est quoi ? Selon une étude* publiée en juillet 2018 pour le compte d’ADP, un cabinet de conseil en ressources humaines, 6 Français sur 10 souhaiteraient se lancer en freelance. En effet, de plus en plus d’entreprises font appel aux services d’indépendants pour réaliser des missions très spécifiques. Des contrats ponctuels et parfois réguliers qui, pour autant, ne permettent pas aux freelancers d’être intégrés aux équipes. Le Chief freelance officer aura vocation à sélectionner, piloter et fidéliser une petite équipe d’indépendants.  Il devra connaître par cœur les statuts de ses collaborateurs et apprendre à les gérer en proposant, par exemple, une politique de rémunération adaptée.

Ambassadrice du web

Pour qui ? Celles et ceux qui souhaitent développer leur communauté digitale autour d’une passion ou d’un engagement et s’associer aux marques. 

C’est quoi ?Caroline Receveur, Sananas ou encore EnjoyPhoenix… Ces noms vous parlent sans doute. Leur point commun ? Leur « métier » : influenceuses. Comme elles, fleurissent un peu partout sur la Toile, de nouvelles ambassadrices de marques. Et aussi surprenant soit-il, animer une communauté virtuelle et physique, autour d’une passion comme le maquillage ou d’une cause comme l’écologie, n’est pas encore reconnu comme une véritable profession. « C’est en passe de devenir un job à part entière », confie Pauline Raud de Digischool. « Le marketing d’influence sera composé de figures du web missionnées pour camper le rôle d’ambassadrices sur les réseaux sociaux ».

Datalyst

Pour qui ? Celles et ceux qui se soucient de l’éthique des données. 

C’est quoi ? Les données sont au cœur de la révolution numérique. Omniprésentes dans nos vies, elles constituent une base indispensable de ressources pour innover et améliorer le quotidien de chacun. Tandis que la masse de « data » explose, le datalyst (contraction de « data » et « analyst ») devra sélectionner les informations à injecter dans les algorithmes. Une mission majeure quand on sait que nos goûts, nos loisirs, nos envies, nos achats et bien d’autres éléments encore sont autant de données intégrées et utilisées dans les algorithmes de plateformes telles que Facebook, Amazon, Netflix ou encore Tinder. De la même manière que le délégué à la protection des données, obligatoire depuis mai 2018 avec l’instauration du RGPD (règlement général sur la protection des données), le datalyst veillera à s’assurer du respect des données utilisées.

Coach d’intelligence artificielle

Pour qui ? Celles et ceux qui veulent créer le monde de demain. 

C’est quoi ? De la commande vocale Siri sur nos iPhone, aux voitures autonomes en circulation dans la Silicon Valley, c’est une réalité : l’ intelligence artificielle (IA) arrive et n’appartient plus aux livres de science-fiction. De quoi s’agit-il vraiment ? D’algorithmes créés par des humains, à partir de données issues de nos vies. Comme quoi, encore une histoire de data ! « Grâce à l’IA, l’humain va se décharger de tâches pénibles, répétitives et parfois infaisables », explique le chercheur Liva Ralaivola. Pour y parvenir, l’IA devra avoir été éduquée par un coach qui lui aura appris, à la manière dont on dresse un chien, à réaliser une tâche précise. Le coach enseignera aussi à son IA une manière spécifique d’apprendre afin que la machine tire une conclusion de ses calculs.

Manager « fluide »

Pour qui ? Celles et ceux qui aiment le travail en équipe.

C’est quoi ? Dans un monde du travail en pleine mutation, (presque) plus personne n’est amené à exercer le même métier de 20 à 60 ans. Se reconvertir, en finir avec le salariat pour devenir freelance, monter sa boîte… : passer d’un statut professionnel à un autre est devenu monnaie courante. C’est pourquoi, de plus en plus, les managers devront s’adapter à cette agilité et « créer des métissages, des synergies entre tout un tas de talents, à l’expérience et aux compétences diverses », rapporte Anne-Caroline Paucot, écrivaine-prospectiviste. Il s’agira, par exemple, pour les grandes entreprises de s’inspirer des méthodes de management propres aux start-up : développer le flex office, organiser des rencontres pour favoriser l’échange et le partage… L’idée étant, selon Anne-Caroline Paucot, d’« être prêt à tout et se préparer en permanence à l’imprévu ».

Creative technologist

Pour qui ? Celles et ceux qui sont dingues de technologies et cherchent à créer de nouvelles expériences digitales

C’est quoi ? Les technologies font partie de nos vies, au travail comme à la maison. Elles deviennent même un outil indispensable à la création de certaines entreprises et à l’innovation. L’avantage ? Gagner en visibilité mais aussi mieux vendre des services. C’est là qu’interviendra le creative technologist. A la croisée du concepteur et du codeur, il élaborera de nouvelles expériences digitales en s’adaptant à la stratégie de la structure pour laquelle il travaille. Sa mission sera d’étudier la cible du projet, l’objectif d’usage. Objectif : aboutir à une création novatrice, utile et susceptible marquer les esprits. Preuve que ce secteur est prometteur : la boîte connectée Emotion Capture d’Orange qui filme les émotions de vos proches lors d’un événement ; les publicités sous la forme d’hologrammes qui mettent en avant des produits en 3D ; ou encore la technologie Ze Tracker qui géolocalise vos skis dans la poudreuse.

* L’étude « The Workforce View in Europe in 2018 » explore l’état d’esprit et les opinions des collaborateurs vis-à-vis de l’avenir du travail. Elle a été menée par l’agence indépendante Opinion Matters, pour le compte d’ADP. L’échantillon était composé de 9 908 adultes actifs dans 8 pays européens : Allemagne, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Suisse.

ELLE



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