Ragoter rend heureux (arrêtons de culpabiliser) – Elle.fr



Plus ça va, plus on aime ça, les ragots (Et que Nathalie a couché avec Bidule, et que Simone se la raconte trop, et que Jérémy est vraiment un gros radin). Mais bon, que l’on soit celle qui « parle dans le dos » ou celle qui écoute attentivement la commère du quartier, on a tendance à culpabiliser. Pourquoi ? Parce que c’est plutôt mal vu : commérer s’oppose à certaines valeurs telles que l’honnêteté et le respect. D’ailleurs, personne ne nous a jamais dit que c’était super de ragoter. Bah si, en fait (scoop). Quelqu’un l’a dit. Il s’agit d’un psychologue de l’Université d’Oxford, qui expliquait il y a quelques années que les commérages – tant qu’on n’en abuse pas – rendent heureux.

Quand tu ragotes, tu te fais des potes

Mais pourquoi les ragots sont-ils bénéfiques ? Parce que ragoter, ça fait du bien à nos amitiés : celles auprès de qui on ragote et celles sur qui on ragote. En se confiant à quelqu’un, on se décharge et se détend, mais surtout, on crée une certaine intimité, à condition de ne pas balancer des choses immondes. Ensuite, le simple fait de mettre des mots sur une tension, une déception, une dispute ou un comportement qui nous exaspère, nous aide à y voir plus clair. C’est ainsi que l’on fait le point sur ce que l’on attend de nos proches. C’est aussi comme ça que l’on trouve des pistes d’ajustement pour redonner de l’élan à certaines de nos relations.

Au-delà de ça, plus on ragote sur quelqu’un, plus on réalise ses défauts tout en s’efforçant de lui trouver des qualités (notre culpabilité nous est utile). Résultat, on apprécie cette personne pour ce qu’elle est, et on sait le lui montrer. Comme quoi, raconter des trucs dans son dos n’est pas si mauvais. Quel rapport (on y vient) avec le bonheur ? Un cercle d’amis solide, ça donne le smile. Merci les commérages.

ELLE



Source

Commentaires

commentaires