« Room 104 » : une série aussi flippante que scotchante ! – Elle.fr



Rien dans « Le Guide du routard ». Rien sur TripAdvisor. Rien chez « Lonely Planet ». Ne cherchez pas. Aucun guide de voyage ne mentionne la chambre 104 qui donne son nom à la série. Est-ce parce que le room service y laisse à désirer ? Est-ce à cause des souris ? Parce que les murs contiennent de l’amiante ? Ou parce que cette chambre aux deux grands lits procure des sensations trop vives qui confinent à la terreur et à la folie ? Quelque part entre « La Quatrième Dimension » et « Black Mirror », « Room 104 » cultive le fantastique et l’horreur en chambre, c’est-à-dire en observant l’unité de lieu : chaque épisode propose une histoire autonome qui se passe dans la 104. Dans le premier épisode, « Ralphie », un père pressé, accueille la baby-sitter qui vient garder son petit garçon. Attention, il y a un monstre psychopathe dans cette histoire de garde d’enfant : est-ce le papa, le fils ou la baby-sitter ? Dans « Pizza Boy », un livreur de pizzas est pris dans les jeux pervers d’un couple. Chambre de supplices, chambre de délices : dans « My Love », deux époux voyagent dans le temps et revivent leur première nuit d’amour. Dans « The Internet », un jeune écrivain vêtu d’un caleçon à motifs smileys va perdre son sourire : il téléphone à sa mère pour qu’elle lui envoie le texte de son manuscrit par mail. À ses risques et périls. Car sa vénérable génitrice est une absolue technophobe. « – Ne touche plus à rien ! supplie le fils hystérique, au bout d’un moment, dans la peur de perdre la copie unique de son livre. – Je n’aime pas ce ton, réplique dignement maman. » Dans « The Fight », deux furieuses free-fighteuses démolissent à moitié cette pauvre chambre 104 en s’y entraînant avant un combat. Scotchante et bien chambrée, cette « Room 104 » : réservez donc, avant que l’hôtel ne soit complet.

« Room 104 », le samedi, 22h35, OCS City

Cet article a été publié dans le magazine ELLE du 28 juillet 2017.
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