Sophie Le Tan : où est la jeune femme de 20 ans partie visiter un appartement ? – Elle.fr



L’angoisse n’en finit plus de monter chez ses proches. Sophie Le Tan, 20 ans, a disparu depuis le 7 septembre. Elle est allée visiter un appartement dans la ville de Schiltigheim, en Alsace, et n’a plus été revue depuis. Elle serait tombée dans le piège d’un certain Jean-Marc Reiser, 58 ans. Les enquêteurs ont découvert des traces de sang appartenant à la jeune femme dans l’appartement de cet homme. Il a été écroué et mis en examen il y a une semaine pour « enlèvement », « séquestration », et « assassinat » mais clame son innocence. Le point sur l’affaire.
 

Elle allait attaquer sa troisième année d’économie à l’université de Strasbourg, mais Sophie Le Tan ne s’est jamais présentée en cours. Le 7 septembre dernier, elle se rend à Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg, pour visiter un appartement. Elle a rendez-vous avec Jean-Marc Reiser. Depuis, plus aucune nouvelle de la jeune fille. C’est le soir-même qu’elle devait retrouver ses parents pour fêter en famille ses vingt ans. Ne la voyant pas arriver et ne parvenant pas à la joindre, sa famille avertit immédiatement la police qui juge cette disparition « inquiétante ». Le parquet de Strasbourg ouvre alors une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration». Le 15 septembre, Jean-Marc Reiser est interpellé. Les enquêteurs ont retrouvé sa trace grâce au numéro publié sur la fausse annonce de location d’appartement. Il s’agit d’un numéro prépayé, comme le rapporte « Le Figaro ». Son appartement est alors perquisitionné, et « malgré un nettoyage en profondeur et très récent des lieux », des traces de sang sont découvertes, dont « l’ADN a été attribué à Sophie Le Tan », comme l’a confirmé la procureure de la République de Strasbourg, Yolande Renzi. Un autre ADN féminin a également été retrouvé, mais sans qu’on sache à qui il appartient pour le moment… 

Un suspect bien connu des services de police

 
L’homme est bien connu des services de police : en 1995, il a violé une auto-stoppeuse allemande sous la menace d’une arme. Puis, en 1996, il a violé plusieurs fois une de ses anciennes maîtresses. Pour ces faits, il a été condamné par la cour d’assises du Doubs à 15 ans de réclusion. Déjà impliqué dans une affaire de disparition en 1987, une jeune femme de 23  ans dont le corps n’a jamais été retrouvé, Jean-Marc Reiser été acquitté en 2001 par la cour d’assises du Bas-Rhin.
 
Le suspect numéro un, qui était d’abord resté silencieux, a finalement expliqué aux enquêteurs qu’il ne connaissait pas Sophie Le Tan. Mais, dans son entourage, les langues se délient. Cet homme, qui avait repris des études d’archéologie à la fac, n’est pas passé inaperçu. Interviewé par « France 3-Alsace », le doyen de la faculté de Strasbourg est catégorique : « Les étudiantes me disaient souvent qu’elles avaient peur en sa présence. Certaines demandaient à des garçons d’être présents à leurs côtés pour se rassurer lorsqu’elles se savaient seules avec lui. Elles trouvaient cet homme lourd et déplacé ». Les habitantes de son immeuble, aussi, semblaient se méfier, comme le rapporte « 20 minutes ». « Il ne répondait jamais aux « Bonjour ». Et dans l’ascenseur, il nous scannait [le regard de haut en bas], comme s’il avait peur des femmes », se remémorent-elles.
 

Que s’est-il passé le 7 septembre dernier ? Les enquêteurs planchent d’arrache-pied pour retrouver la trace de la jeune femme. Les battues citoyennes n’ont rien donné, mais la famille de Sophie se refuse à imaginer le pire. « Nous avons encore de l’espoir. Nous souhaitons que Sophie soit vivante », confiait sa tante au « Parisien » ce week-end. Beaucoup de ses proches espèrent « un miracle ».

ELLE



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